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vendredi 15 juin 2007

Quand YouTube s’attaque aux contrefacteurs !

Depuis son lancement, YouTube n’a eu de cesse de se voir au mieux critiqué, au pire poursuivi par les détenteurs de droits d’auteur à raison des vidéos postées sur ses serveurs. Le point culminant de cette croisade contre la filiale de Google fut d’ailleurs atteint en mars dernier, lorsque Viacom demanda en justice pas moins de 1 milliard de dollars de dommages et intérêt...
Aujourd’hui, il semble que la plate-forme d’échange de vidéos ait décidé de faire un pas vers les titulaires de droits afin d’améliorer la lutte contre la contrefaçon de vidéos. Pour ce faire, les ingénieurs de YouTube ont décidé de s’attaquer à la source du problème, c’est-à-dire la mise en ligne des contenus illicites (ou upload). Plus précisément, avec la participation de Time Warner et de Disney, la plate-forme teste à l’heure actuelle une technologie permettant l’identification des vidéos postées sans le consentement des ayants droit. Selon l’un des responsables de YouTube, cette technologie fondée sur l’utilisation d’empreintes numériques des œuvres sera disponible dans environ un mois. Une fois testée, cette technologie sera utilisée essentiellement pour bloquer le upload de vidéos pirates (notamment des clips). Ainsi, dès qu’un utilisateur tentera de mettre en ligne une vidéo, le dispositif de lutte contre le piratage vérifiera si les potentiels titulaires de droits sur cette vidéo autorisent sa diffusion gratuite sur la plate-forme. Dès lors, un tel dispositif verra son efficacité proportionnelle au nombre de titulaires de droits y apportant leur concours. « Nous espérons obtenir une meilleure compréhension du fonctionnement de cet outil tant d’un point vue technologique que d’un point de vue de politique de sécurité » a déclaré Chris Maxcy, vice président du développement chez YouTube avant d’ajouter « L’objectif est d’avoir quelque chose de disponible pour le plus de titulaires de droits possible à la fin de l’année ».
Voici donc une nouvelle initiative d’un acteur du Web 2.0 qui semble aller dans le bon sens. A l’image de MySpace qui aide à démasquer les délinquants sexuels et les spammeurs, YouTube apporte son concours à la lutte contre la contrefaçon. Ces différents programmes semblent d’ailleurs plus efficaces que la coercition pénale ou encore les dispositifs de protection à l’initiative des détenteurs de droit tels que les DRM. Au final, cette tendance à l’autorégulation du réseau par ses propres acteurs est peut-être l’une des facettes du concept assez flou de Web 2.0. En effet, la technique est parfois plus utile que le juriste et ce constat se confirme d’année en année... Toutefois, cette solution, sans doute efficace dans la lutte contre la cyberdélinquance, s’avère beaucoup moins lucrative pour les cabinets d’avocats. Mais ceci est un autre débat !

mardi 13 mars 2007

Le front des blogueurs indiens face à Yahoo !

Depuis quelques semaines, nombre de blogueurs indiens se sont plaints de la reproduction de leur contenu sur le portail de Yahoo ! Inde. Face à cette montée de mécontentements, la filiale indienne de Yahoo ! a présenté, jeudi dernier, des excuses sur la version en Malayalam de son portail. Toutefois, la société s’est surtout déchargée de sa responsabilité sur son fournisseur de contenu à savoir la société Webdunia.com. De plus, les représentants de Yahoo ! Inde ont bien souligné que leur collaboration avec leur fournisseur s’effectue sous la stricte condition que Webdunia.com ait tous les droits et autorisations requises sur le contenu qu’elle fournit. Mais le portail a quand même daigné faire part de tous ses regrets vis-à-vis de cette erreur commise en ne mentionnant pas la source des contenus litigieux.
Cela n’a semble-t-il pas calmé l’ardeur de Su, l’éditrice d’un blog la plus remontée face au moteur de recherche : « Le problème n’est absolument pas l’absence de mention de la source. Les blogueurs, dont le contenu a été subtilisé, se plaignent d’une violation pure et simple de leurs droits ». Ainsi, Su demande, au nom des blogueurs, des excuses écrites de Yahoo ! pour avoir volé le contenu de blogs. Elle a ajouté qu’elle n’hésiterait pas à saisir les tribunaux pour violation de ses droits d’auteur si Yahoo ! continue à ignorer sa responsabilité et à se moquer des excuses qui lui sont demandées. Dans ce bras de fer initié par Su, la communauté des blogueurs en Inde est en train de recenser le nombre de cas de violation de droits d’auteur par Yahoo ! sur leurs contenus. Pour le moment, seulement 12 d’entre eux ont été répertoriés mais selon beaucoup, cela ne représente que la surface de l’iceberg.
Décidément, portails et moteurs de recherche ne cessent de faire face à des plaintes pour le contenu qu’ils publient à l’image de Google et des éditeurs belges. Finalement, cette situation paraît bien paradoxale à l’heure où flux RSS et autres techniques connaissent une popularité croissante.